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Acoustique
&
Techniques n° 54-55
GENERALITES
EN BREF
marin indétectable. Grâce à la maîtrise
de la trajectoire des ondes sonores,
on pourrait concevoir, en médecine,
une nouvelle technique d’échographie
sans gel à ultrasons. Enfin, il serait
possible
d’atteindre
l’isolement
sonore complet d’une pièce. Dans
ce dernier cas, le son ne pourrait ni
entrer ni sortir, ce qui provoquerait
des
réverbérations
intérieures
incommodantes,
qu’il
faudrait
contrebalancer par des matériaux
ayant la propriété d’absorber le son.
La découverte de Sánchez-Dehesa
s’appuie sur ses travaux des années
90, lorsqu’il se consacrait à chercher
de nouvelles méthodes pour atténuer
le son des routes et autoroutes. Les
bases théoriques de l’occultation
acoustique s’inspirent aussi des
travaux antérieurs des chercheurs
de l’Imperial College de Londres et
de la Duke University (USA), portant
sur un manteau d’invisibilité qui ne
s’applique qu’aux micro-ondes en
l’absence de lumière. L’équipe de
Sánchez-Dehesa s’est aussi appuyée
sur des travaux d’optique. «Il existe de
nombreuses correspondances entre
optique et acoustique. Les équations
que vérifient ces deux types d’ondes
sont sensiblement les mêmes et
nous pouvons transposer celles de
l’optiques au champ du son», précise
le chercheur de Valencia.
Sánchez-Dehesa et Daniel Torrent,
un membre de l’équipe qui consacre
sa thèse doctorale à cette ligne de
recherche, rappellent que les résultats
obtenus restent purement théoriques :
«Ce que nous avons obtenu jusqu’à
maintenant est avant tout un résultat
mathématique,
une
proposition
théorique à laquelle nous devons
donner une réalité physique.»
Pour en savoir plus, contacts :
Laboratoire des phénomènes ondulatoires de
l’Université Polytechnique de Valence (Grupo
de Fenomenos Ondulatorios de la UPV) :
http://www.upv.es
n
Des éoliennes silencieuses
Les vibrations et le bruit qu’elles
engendrent risquent de limiter
l’implantation des éoliennes. Des
techniques d’amortissement existent,
mais sont inopérantes pour des
éoliennes adaptant leur vitesse de
rotation à celle du vent; Un projet mené
par l’Institut Fraunhofer en Allemagne,
vise à les équiper d’un dispositif actif,
à base de capteurs de vibrations
et d’actionneurs piézoélectriques. Il
fonctionne en laboratoire et doit être
testé sur le terrain.
Source : L’usine nouvelle, n°3114,
septembre 2008
La puce tueuse de bruit
Téléphoner malgré les annonces dans
les aéroports, les klaxons, les sirènes,
les bruits de circulation et sde faire
comprendre, même d’un système de
reconnaissance vocale ! Celà sera
désormais plus facile avec la puce
pour téléphone portable de la société
américaine Audience qui élimine
les bruits parasites. Imaginé par un
diplômé de l’université Caltech ayant
longuement étudié l’oreille humaine,
le dispositif analyse le son dans le
domaine fréquentiel par une technique
de transformée de Fourier, regroupe
les signaux, supprime les bruits de
fond et restitue un signal analogique
nettoyé.
D’autres sociétés développent des
technologies similaires mais Audience
a pris tout le monde vitesse ; Sharp
est son premier client.
Source : l’usine nouvelle, n°3109-3110,
10 juillet 2008
Le son de la chimie
Des excitations acoustiques dans
le domaine des ultrasons peuvent
provoquer des réactions chimiques :
c’est la sonochimie, et elle est promise
à un bel avenir. C’est pourquoi, un
nouveau laboratoire de recherche
européen vient d’être créer : le
Laboratoire Sono.
Il réunit jusqu’en 2012 une équipe
française de l’Institut de chimie
séparative de Marcoule (CNRS/
ENSCM/Université de Montpellier II/
CEA Saclay) et une équipe allemande
de l’Institut Max Planck.
Source : Le journal du CNRS n°222-223,
juillet-août 2008
Les voitures rouges sont-elles plus
bruyantes que les autres ?
La réponse nous est donnée par une
étude dont le principe est simple :
vérifier si la couleur pouvait influer sur
notre perception du bruit d’un véhicule
et plus généralement sur notre
perception du bruit tout court.
Le test a été réalisé sur 16 personnes.
On pose devant chaque individu une
image de voiture couplée à un bruit
de moteur qui était diffusé d’après un
volume variable.
Le constat est remarquable : les
sujets trouvaient la voiture rouge la
plus bruyante indépendamment du
volume sonore. Plus que la verte ou
que la bleue.
Cette étude confirme un précédent
travail qui avait montré que les trains
rouges avaient tendance à paraître
plus bruyants que les trains verts.
L’étude complète est consultable sur :
acoustics.org via autoblog
Source : http://www.leblogauto.com,
2 juillet 2008